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Publication de l’Index des persécutions 2010 contre les chrétiens

L’Association "Portes Ouvertes" vient de publier son Index 2010 des persécutions des chrétiens dans le monde. Elle constate que le christianisme se répand dans de nombreux pays, mais en même temps elle déplore une opposition croissante face aux chrétiens.

C’est ce que révèle le dernier "Index de persécution" de "Portes Ouvertes". Dans l’ensemble du monde musulman ainsi qu’en Asie, de plus en plus de personnes quittent la religion de leur pays et deviennent chrétiennes. Leur choix de suivre Jésus-Christ a un prix élevé. En effet, nombre de ces nouveaux chrétiens sont maltraités, emprisonnés, torturés, tués.

«Cet Index de persécution permet d’avoir du recul. Si par l’amélioration de leur situation, certains pays ne figurent plus sur cet Index, d’autres l’ont malheureusement rejointe. Donc pas question de baisser les bras ni de cesser notre combat» commente Eric Lecomte, directeur de "Portes Ouvertes Suisse". L’Index de persécution donne un éclairage sur les grandes évolutions de la persécution des chrétiens dans le monde. On y voit quatre tendances:

L’islamisme premier persécuteur des chrétiens
Sur les 10 premiers pays de l’Index, 8 ont des régimes islamiques. Et sur les 50 pays où les chrétiens sont le plus persécutés, 35 sont des pays où l’islam est majoritaire. Dans les pays qui ont un régime islamique, le degré de persécution contre les chrétiens a généralement augmenté ces dernières années.

Au Yémen, en juin 2009, neuf travailleurs humanitaires chrétiens ont été kidnappés par des hommes armés. Quelques jours plus tard, on a retrouvé les corps de trois d’entre eux atrocement mutilés. Le sort des six autres demeure inconnu à ce jour.

En Somalie, la violence contre les chrétiens est en forte augmentation, et au moins 11 chrétiens ont été sauvagement abattus en raison de leur foi en 2009.

L’idéologie communiste toujours en cause
Selon le rapport, depuis la chute du bloc communiste en 1991, la persécution des chrétiens a changé de visage. Dans les pays d’Asie centrale, qui sont d’anciens pays de l’Union soviétique, l’islam radical gagne du terrain et est devenu le principal persécuteur des chrétiens. Le communiqué donne l’exemple trois pays d’Asie centrale, l’Azerbaïdjan le Tadjikistan et le Kirghizistan qui ont adopté des lois restrictives sur la liberté religieuse en 2009, entraînant beaucoup de difficultés pour les communautés chrétiennes.

L’idéologie communiste reste, toujours selon "Portes Ouvertes", en vigueur dans quelques pays où les chrétiens sont fortement persécutés, comme en Corée du Nord, au Laos, en Chine et au Vietnam. La Corée du Nord, par exemple, tente d’éradiquer toute activité chrétienne sur son territoire. Une campagne de propagande a été menée en 2009 pour supprimer tout rassemblement de population, même sur les marchés. Pendant cette campagne, des chrétiens, principale cible du régime, ont été arrêtés et tués dans tout le pays.

Embellie en Amérique latine
"Portes Ouvertes" constate par ailleurs une embellie dans les pays d’Amérique latine. Il y a 10 ans, constate-t-elle, des centaines de chrétiens étaient en prison au Pérou, de nombreux pasteurs étaient assassinés en Colombie, et l’Eglise à Cuba connaissait de grandes restrictions. Aujourd’hui, le Sentier lumineux, mouvement de guérilla au Pérou est très affaibli. La situation en Colombie est moins chaotique et Cuba fait preuve d’un peu moins d’intolérance à l’égard des chrétiens.

L’Eglise grandit malgré la persécution
Le rapport indique aussi que, dans plusieurs pays faisant partie de l’Index de persécution, on remarque un développement significatif des églises. Aussi extraordinaire que cela puisse paraître et malgré les persécutions dont ils font l’objet quand ils se convertissent, des citoyens décident de se tourner vers Jésus-Christ. "En Iran, la vague d’arrestations des chrétiens qui a débuté en 2008 a continué avec encore plus d’acharnement pendant toute l’année 2009 où près de 85 chrétiens ont été emprisonnés. La plupart d’entre eux ont été maltraités avant d’être relâchés. Ils sont passibles de poursuites judiciaires et restent constamment sous la menace d’une condamnation." Un autre exemple significatif: la Mauritanie où la situation s’est nettement détériorée en 2009 pour les chrétiens. Un travailleur humanitaire chrétien y a été assassiné par un groupe terroriste lié à Al Qaeda et des dizaines de chrétiens locaux et expatriés ont été arrêtés et torturés par la police locale.

 

ROME, Jeudi 5 novembre 2009 (ZENIT.org) - Quelque 600 ministres extraordinaires de la communion renouvellent leur engagement au Mexique, rapporte l'agence vaticane et missionnaire Fides. L'Eglise les met en garde contre le syncrétisme.

Ces quelque 600 « ministres extraordinaires de la Communion eucharistique » (MECE) ont renouvelé, à Mexico, en présence de l'évêque auxiliaire, Mgr Florencio Armando Colin Cruz, leur engagement à porter la communion aux malades chez eux, dans les hôpitaux et les prisons, et ceci malgré la pluie qui tombait sur Mexico, vendredi dernier, 30 octobre.

Le rite s'est déroulé dans la paroisse des saints Philippe et Jacques, dans les zones d'Azcapotzalco et de Gustavo A. Madero, districts qui constituent la zone pastorale.

Un second groupe de nouveaux ministres a reçu pour la première fois le mandat de l'évêque de « porter aux malades le même Dieu et Jésus dans l'eucharistie, et de participer à la célébration de l'eucharistie en distribuant aux frères le pain du ciel ».

L'évêque a exhorté les nouveaux ministres et ceux qui ont renouvelé leur engagement à servir avec « opportunité », avec « joie » et dans la « prière ».

Servir le Seigneur avec « opportunité », signifie, « croire que nous portons Jésus dans notre custode, et que nous pensons que c'est un moment sublime ».

Servir le Seigneur avec « joie » car « servir Dieu c'est faire sa volonté » avec joie.

Il faut aussi être des hommes et des femmes de prière et donc « avoir une attitude de prière et d'action », s'habiller « d'une manière simple et élégante », « parce que nous sommes les témoins du Christ dans nos maisons, dans nos paroles, et nous pouvons inviter ceux qui sont là à s'unir à la prière ».

Enfin, l'évêque a demandé aux MECE d'être particulier vigilants devant des signes de syncrétisme ou de confusion, car « de nombreuses sectes cherchent à fausser le sens de l'eucharistie ».

 Le monde compte 1,57 milliard de musulmans

Selon une étude d’un centre de recherche américain, citée vendredi par le site de "La Croix", près du quart de la population de la planète est de confession musulmane. Qui compte 1,57 milliard de musulmans dans le monde.

D’après cette enquête du centre de recherche indépendant Pew research center, spécialisé sur les questions religieuses, publiée le 8 octobre aux Etats-Unis, qui a rassemblé les données sur plus de 200 pays, près des deux-tiers des musulmans vivent en Asie.

Un musulman sur cinq vit au Proche-Orient ou en Afrique du Nord même si plus de la moitié des 20 pays de la région sont majoritairement musulmans, indique également l’étude.

L’Indonésie est le pays qui compte le plus de musulmans au monde avec près de 203 millions de personnes (88% de la population), représentant un peu moins de 13% des musulmans de la planète. Le Pakistan compte 174 millions de musulmans, soit 96% de la population, et l’Inde près de 161 millions, soit 13,4% de sa population.

L’étude précise encore que la grande majorité - 87 à 90% - des musulmans du monde sont des sunnites, contre 10 à 13% de chiites, entre 154 et 200 millions, dont 70 millions vivent en Iran.

Quelque 38 millions de musulmans vivent en Europe, dont 16 millions en Russie, 4 millions en Allemagne et 3,5 millions en France. Sur les quelque 4,6 millions de musulmans qui vivent dans les Amériques, plus de la moitié, 2,5 millions environ, se trouvent aux Etats-Unis.

Le journal "Le Figaro" du 31 mars 2008, relevait que les musulmans étaient désormais et pour la première fois plus nombreux que les catholiques dans le monde. Avec 19,2 % de la population mondiale contre 17,4 % pour le catholicisme, l’islam était il y a un an la première religion du monde.

 

 

Benoît XVI invite à ne pas confondre le rôle des prêtres et des laïcs


ROME, Vendredi 18 Septembre 2009 (ZENIT.org) - Les « membres » de l'Eglise « n'ont pas tous la même fonction » : « c'est cela qui constitue la beauté et la vie du corps », a affirmé Benoît XVI en invitant à « éviter la sécularisation des prêtres et la cléricalisation des laïcs ».

Devant les évêques brésiliens du nord-est du Brésil, qu'il a reçus en audience à l'occasion de leur visite ad limina, le 17 septembre, le pape a demandé que les fidèles laïcs s'engagent « à exprimer dans la réalité, même à travers un engagement politique, une vision anthropologique chrétienne et la doctrine sociale de l'Eglise ». Il a ajouté qu'en revanche « les prêtres doivent rester éloignés d'un engagement personnel en politique, afin de favoriser l'unité et la communion de tous les fidèles et de pouvoir ainsi être un point de référence pour tous ».

Pour Benoît XVI, « il est important de faire grandir cette conscience chez les prêtres, chez les religieux et chez les fidèles laïcs, en encourageant et en veillant à ce que chacun puisse se sentir motivé et agir selon son propre état ». Benoît XVI a expliqué qu'il ne faut pas se résigner à une carence de prêtres en se laissant « consoler » par le fait que cette carence mettrait « mieux en évidence le rôle des fidèles laïcs ».

« Ce n'est pas le manque de prêtres qui justifie une participation plus active et consistante des laïcs », a-t-il dit. « En réalité, plus les fidèles sont conscients de leurs responsabilités dans l'Eglise, plus l'identité spécifique et le rôle irremplaçable du prêtre comme pasteur de la communauté tout entière est évidente », a-t-il ajouté.

Dans son discours, le pape a exhorté les évêques brésiliens à « demander au Seigneur d'envoyer des ouvriers pour sa moisson ». « Il est important d'éviter que la situation actuelle, où beaucoup d'entre vous sont contraints d'organiser la vie ecclésiale avec peu de prêtres, soit considéré comme normale ou typique de l'avenir ». « Vous devez concentrer vos efforts pour réveiller de nouvelles vocations sacerdotales et trouver les pasteurs indispensables à vos diocèses, vous aidant réciproquement afin que tous disposent de prêtres mieux formés et plus nombreux pour soutenir la vie de foi et la mission apostolique des fidèles », a insisté le pape.

En cette année sacerdotale, Benoît XVI les a enfin invités à prendre exemple sur le curé d'Ars, « modèle actuel pour vos prêtres, en particulier pour vivre le célibat comme une exigence de don total de soi ».

Internet : les sites de rencontres chrétiens attirent de plus en plus d’abonnés

Apparus sur la toile il y a trois ans, les sites de rencontre chrétiens attirent de plus en plus d’abonnés. Créé en 2006 le site de rencontre Theotokos en est un parmi d’autres. Sauf que celui-ci propose également des pages sur la vie de l’Eglise, des dossiers sur le célibat, le couple, la vie de famille, et un espace prière, indique "La Croix", qui consacre un dossier sur le sujet.
Selon "La Croix", nombreux sont les célibataires à rechercher l’âme sœur sur des sites qui affichent leur spécificité confessionnelle. Theotokos, Iktoos, Sanctus Raphael… En marge des généralistes, une dizaine a vu le jour depuis trois ans.
Loin d’être la solution de la dernière chance, ces sites bénéficient d’une image plus moderne que les agences matrimoniales et le public y est en moyenne plus jeune. Si la plupart sont des célibataires chrétiens de la tranche 25-45 ans, ayant poursuivi des études supérieures, les profils sont variés.
Du catholique très investi en paroisse, espérant, comme Béatrice, 37 ans, rencontrer quelqu’un avec qui "vivre sous le regard et l’aide de Dieu", à l’isolé qui confesse avoir du mal à côtoyer de nouvelles têtes, comme Jean-Jacques, menuisier dans la Sarthe, ou Bruno, Italien de 32 ans qui s’en "remet à Dieu" via Internet pour trouver celle qui acceptera de vivre avec lui.
Plus étonnant, relève Céline Hoyeau, qui signe ce dossier, ces sites recrutent une bonne part de non-chrétiens – un sur cinq chez Theotokos. Croyants ou non, un même leitmotiv revient : la recherche de valeurs communes, pour une relation "sérieuse, vraiment sérieuse".
Ainsi Jean-Philippe, "BCBG", "catholique non pratiquant" de Châtenay-Malabry, dit chercher "une femme qui fait tourner la maisonnée par amour de sa famille, et qui entoure ses enfants et son homme d’attentions".
"C’est le retour aux valeurs qui fait notre succès, se félicite Olivier Orna, cofondateur de Theotokos. Les gens savent qu’ils trouveront une plus grande profondeur". Les sites de rencontres chrétiens jouent d’ailleurs tous la carte du sérieux. "Aucune mauvaise surprise, assure la plate-forme “Osée-enligne”.
Au-delà des seules valeurs, la dimension spirituelle est primordiale pour nombre d’utilisateurs. Sanctus Raphael n’hésite pas, d’ailleurs, à proposer d’indiquer sa sensibilité : "charismatique, traditionnelle, génération Jean-Paul II, proche des jésuites, ou de la FSSPX ou des Béatitudes"… A la carte. "Mariage chrétien", lancé par un couple d’évangéliques alsaciens, va jusqu’à demander d’entrée de jeu aux non-chrétiens de s’abstenir et aux abonnés de professer à l’inscription le credo en page d’accueil.
Une mise en garde est cependant adressée: attention au communautarisme, avertit le sociologue Gérard Mermet, qui constate un phénomène d’endogamie sur le Net. "La mixité sociale dont on peut rêver est très difficile à mettre en pratique. Et on a davantage besoin de repères dans sa vie personnelle et sentimentale dans la mesure où on ne les trouve pas dans la société".

 

Origine du terme laïc

Le terme grec (λαικος) attesté dès le 3ème siècle Av. C., avec son suffixe icos exprime l'appartenance à un groupe, a une valeur catégorisante et joue un rôle classificatoire. Il désigne un membre du peuple par opposition aux dirigeants[1]. Ce sens n'est pas passé dans la bible. Dans l'Ancien Testament laicos désigne le non-sacré et s'applique aux choses (pain, voyage, territoire) à l'intérieur du peuple de Dieu. Le premier auteur chrétien à faire usage du mot laïc est saint Clément de Rome. Dans sa lettre aux Corinthiens il écrit : « au grand prêtre des fonctions particulières sont confiées ; les prêtres ont leur place, les lévites leur service, le laïc les obligations des laïcs». Dans son texte le laïcos désigne quelqu'un qui n'est ni prêtre ni lévite. Ainsi naquit la distinction entre clericus et laïcus. Laïc y désigne une appartenance à la masse du peuple, par opposition à ceux qui les gouvernent.

Le mot est antérieur à celui de clergé qui dérive de clerc. Le Nouveau Testament connaît le terme κληρος (Mt 25, 35 ; Jn 19,24 ; Ac 1, 17 ; Col 1, 12 ; 1 Pi 5, 3). Il prend trois acceptions principales : sort, part attribuée ou lot et ce qui est échu en partage. A l'origine klèros désigne l'ensemble de la communauté mise à part pour Dieu au sein de l'humanité et recevant l'héritage du Christ (Ep 4, 11 ; Ga 3, 29 ; 1P 5, 1-3). La notion de clerc est née avec l'émergence du corps sacerdotal. Les membres qui sont responsables de la conduite de la communauté sont appelés surveillants (episkopoi) ou serviteurs (diakonoi). Ce sont eux qui sont pourvus de charisme de direction, de présidence, d'assistance et de gouvernement (1Co 12, 28 ;1Th 4, 12 ; Rm 12, 8 ; 1Co 16, 16). Le terme clergé (en même temps que celui de sacerdos) va désigner les membres de la hiérarchie (évêque, prêtre, diacre) au début du 3ème siècle.

 


 

[1]

Bibliographie indicative : CAMPBELL, Michel M, et LAPOINTE Guy, Relations clercs-laïcs, analyse d'une crise, Collection Cahiers d'études pastorales, Montréal, Fides, 1985 ; SCHILLEBEECKX, Edouard, « La définition typologique du laïc chrétien selon Vatican II», In BARAÚNA, Guilherme (sous la direction de) L'Église de Vatican II, Tome III, Paris, Cerf, 1966 ; PASCAL THOMAS, Ces chrétiens que l'on appelle laïcs, Paris, Les Éditions Ouvrières, Collection Théologie/Repères, 1988